Deux sujets très classiques : Tocqueville en socio et Keynes en éco. Voir le cours qui est resté en ligne quelques jours sur le site en mai (ou aussi le cours en tronc commun). On peut retenir les points suivants :
Sur Tocqueville :
- la question 1 correspondait à la récitation de cours sur les risques menaçant la démocratie : tyrannie de la majorité, parce que recherche du seul plaisir matériel, volonté d'égalistion sociale et passion pour l'égalité, conformisme idéologique, repli sur le foyer, individualisme et désintérêt pour la chose publique.
- la question 2 insistait sur ce désintéret pour la chose publique qui amenait les citoyens à négliger leur participation politique et à confier leur destin à un Etat tutelaire qui prendrait en charge des parts de plus en plus grandes de la vie des citoyens.
- la question 3 d'actualisation confirme ce point de vue avec l'exemple de l'abstention aux élections présidentielles et législatives de 2002. Il y a une crise de la représentation politique qui se traduit par une perte de confiance envers le corps politique, un désintéret pour les idéologies, un recul vis à vis de l'engagement politique, une attitude volontariste de ne plus participer aux élections.
Sur Keynes
- la question 1 : le cours sur le lien demande emploi avec la demande effective et le multiplicateur par le biais de l'investissement. Le chômage est donc de nature involontaire.
- la question 2 : critique de la baisse des prix qui induirait une baisse des salaires et donc une baisse de la demande effective, source de chômage. Il y a donc remise en cause de la loi des débouchés de Say car l'offre ne susciterait pas pour Keynes une demande qui lui est équivalente. Il peut y avoir donc équilibre de sous emploi et chômage involontaire.
- la question 3 : corrélation nette dans le tableau entre la théorie keynésienne et les chiffres récents : quand l'investissement des entreprises et des ménages augmentent moins vite, il y a fort ralentissement voire une stagnation de la croissance et de l'emploi.